investissement filière mil/sorgho
Investissements
a) Aménagement hydro agricole
Les aménagements hydro agricoles concernent les périmètres de culture de décrue dans les régions de Kayes et de Tombouctou pour environ 1000 Ha.
b) La construction d'infrastructures de conservation et de transport
Les investissements portent prioritairement sur la construction de magasins de stockage et de conservation des céréales au niveau des coopératives pratiquant les techniques de commercialisation et de stockage.
c) Équipement des acteurs
Les coopératives et les opérateurs économiques sont équipés en matériels et équipements de commercialisation et de conservation. L’écoulement du sorgho sur les biscuiteries est fortement encouragé.
Composante productivité et compétitivité
Les mils résistent à la sécheresse, aux températures élevées et à l'ensoleillement et acceptent généralement tous les sols, mais surtout les sols légers sableux.
Le sorgho est cultivé en régime pluvial dans les zones agro-écologiques Sahélienne sud et soudanienne, de 600 mm à plus de 1000mm. Il est cultivé aussi en décrue sur environ 7 683 ha avec des superficies et productions qui varient suivant la qualité des crues.
Selon le rythme de projection du volet agricole du PDES, l’évolution des superficies a été maintenue statique au profit du maïs et du riz Nérica avec également de faibles taux d’accroissement des rendements en particulier les rendements des mils.
Il est estimé qu'entre 17% et 20% de la production totale de céréales sèches est écoulée sur le marché. Ce volume correspondant aux excédents, après prélèvement de la part destinée à l'autoconsommation. Une partie de la production alimente également les circuits d'échange locaux entre le Mali et les pays voisins (circuits informels difficiles à quantifier en l'absence de statistiques).
La substantielle partie des céréales sèches est pillée manuellement mais selon les résultats de récentes études, elles sont de plus décortiquées par des décortiqueuses artisanales polyvalentes. Chaque commune rurale du pays disposerait au moins d’une décortiqueuse pour les grains et souvent pour les oléagineux. Le parc national de décortiqueuses est estimé à plus de 1500 unités sur l'ensemble du territoire dont près de 800 unités à l'Office du Niger à cause du volume de riz produit dans cette zone.
Appui à la production
L'objectif est d'améliorer les conditions de vie des populations rurales et augmenter la contribution du secteur rural à la croissance économique du pays par l'intensification et la diversification de la production du mil/sorgho et le renforcement du secteur privé pour tirer profit des opportunités commerciales.
La production est assurée par les producteurs avec l'assistance du service de vulgarisation des Offices et les opérateurs économiques privés. Ces structures d'encadrement sont impliquées dans le choix des intrants et appuient leurs circuits d'approvisionnement.
Cinq pour cent (5%) des superficies prévues sont réservées aux femmes et aux groupements des jeunes ruraux.
Pour la production, voir également la partie sur les logiques d’interventions.
b) Appui a la valorisation
La valorisation de la production de mils/sorgho se fait à travers :
- la mise en place des petites industries de transformation (moulins, minoteries) et conservation;
-l'appui aux associations féminines impliquées dans le processus de transformation, de commercialisation et l'exportation du mil/sorgho ;
-l'organisation des marchés dans les zones de production en renforçant les structures d'information sur les disponibilités spatiales du mil/sorgho ;
-l'amélioration du programme de marketing du mil/sorgho.
c) Conditionnement et stockage
Les céréales produites en régime pluvial strict, souvent en décrue, sont stockées de façon traditionnelle dans des greniers au niveau des exploitations. Ces modes de stockage sont plutôt efficaces et adaptés aux besoins familiaux mais très vite dépassés quand il s'agit de stocks d'une certaine importance.
Par ailleurs, le pays dispose de magasins modernes pour le stock national de sécurité d'environ 35 000 tonnes. Les stocks marchands sont logés avec de nombreuses insuffisances dans des sacs de 50 ou 100 Kg en propylène et avec des taux d'impuretés qui peuvent atteindre 5 à 10% du poids du sac. Ces sacs sont entreposés à même le sol dans des magasins non conditionnés.
Il s'agit de mettre à la disposition des acteurs des matériels et technologies adaptées pour l'entreposage et le conditionnement de céréales.
d) Appui a la commercialisation
- L'appui est orienté vers l'organisation du circuit de commercialisation à l'instar du coton et l'acquisition de matériels appropriés pour la commercialisation à la charge des opérateurs privés.
-Le transport des produits est assuré par les producteurs aux lieux d'achat. Quant à la collecte des marchés aux magasins centraux, elle est assurée par les opérateurs privés.
Le programme met en place 5 centres privés de prestation de services intégrés. Ces centres ont pour vocation la facilitation de l’approvisionnement en intrants agricoles et matériel agricole. Ils seront créés dans les bassins de production et seront gérés par les opérateurs privés (agrégataires).
Mesures d’accompagnement
a) Au niveau national
Une stratégie de maintien du potentiel productif est mise en place. Cette mesure vise la durabilité des systèmes de production à travers un processus d'intensification qui consiste à produire d’avantage par unité de surface en appliquant simultanément un ensemble de techniques appropriées. Cet ensemble est constitué de trois composantes cruciales complémentaires :
- La gestion de la zone cultivable par une meilleure gestion de l'espace, la fertilisation organique et minérale du sol, en combinaison avec les mesures anti érosives et des techniques culturales appropriées ;
- Une synergie entre l'agriculture et l'élevage, aboutissant à la production du fumier nécessaire pour la fertilisation des sols et à l'amélioration de la situation alimentaire du bétail qui est d'une grande importance pour la culture attelée ;
- La gestion de la zone sylvopastorale qui protège d'avantage les terres de culture contre l'érosion et qui vient en appui à l'élevage par la conservation de pâturages.
Estimation du budget
Le financement du programme concerne les activités de renforcement des capacités, d’investissement et de productivité/compétitivité.
Le Plan de financement mil/sorgho :
Tableau 14 - Plan de financement du programme mil/sorgho du PNIP- SA (en FCFA)
Synthèse Filière Mil/Sorgho |
2 011 |
2 012 |
2 013 |
2 014 |
2 015 |
Total |
Renforcement des capacités |
302 100 000 |
300 000 |
300 000 |
300 000 |
300 000 |
303 300 000 |
Investissements |
567 924 000 |
566 948 000 |
543 600 000 |
543 600 000 |
0 |
2 222 072 000 |
Production et compétitivité |
11 461 623 000 |
3 747 056 600 |
2 753 930 900 |
2 753 930 900 |
2 292 404 600 |
23 008 946 000 |
Recherche et Formation |
30 250 000 |
50 250 000 |
50 250 000 |
30 250 000 |
10 250 000 |
171 250 000 |
Total |
12 361 897 000 |
4 364 554 600 |
3 348 080 900 |
3 328 080 900 |
2 302 954 600 |
25 705 568 000 |
Synthèse |
Etat |
Bénéficiaires |
Gap |
% |
|||||
29% |
13% |
58% |
|||||||
Renforcement des capacités |
87 957 000 |
39 429 000 |
175 914 000 |
1% |
|||||
Investissements |
644 400 880 |
288 869 360 |
1 288 801 760 |
9% |
|||||
Production et compétitivité |
6 672 594 340 |
2 991 162 980 |
13 345 188 680 |
90% |
|||||
Recherche et Formation |
49 662 500 |
22 262 500 |
99 325 000 |
1% |
|||||
Total |
7 454 614 720 |
3 341 723 840 |
14 909 229 440 |
Le coût total du programme s’élève à 25 705 568 000 FCFA. L’Etat et les bénéficiaires interviennent pour respectivement pour 29% et 13%. Le gap à chercher est évalué à 14 909 229 440 FCFA soit 58%.